Le diabète concerne plus de 4 millions de Français.
Mais près de 600 000 personnes ne le savent pas .
Pourtant il y a des facteurs génétiques qui ne doivent pas être ignorés, on sait que quand un parent est diabétique de type 2, le risque pour les descendants est de 30%, alors qu’il n’est que de 6% dans la population générale. Si les deux parents sont diabétiques, ce taux passe à 50% et la maladie apparaît plus tôt, dès 30-40 ans. Quand aux vrais jumeaux, si l’un est diabétique, le risque pour l’autre est de 90%.
Diabète : un mal silencieux
Les diabétiques peuvent vivre plusieurs années sans s’apercevoir de leur hyperglycémie (taux de sucre excessif, c’est-à-dire supérieur à 126 milligrammes par décilitre de sang, à jeun).
Sans dépistage, de graves complications peuvent apparaître : cécité, maladie rénale et surtout des problèmes nerveux. « L’important c’est de dépister une diminution de la sensibilité du toucher au niveau des pieds. C’est un des premiers signes d’atteinte neurologique du diabète ».
Il faut rappeler que ce sont les « à-coups hyper glycémiques » qui sont dangereux pour les artères: celles du cœur (le risque de maladie cardiaque est multiplié par quinze chez les diabétiques), des reins (10% des dialysés sont des diabétiques non traités), des jambes (5.000 amputations chaque année sont également liées à un diabète non traité) et des yeux (le diabète est la première cause de cécité chez l’adulte). Le diabète de type 2 étant diagnostiqué avec retard, il l’est souvent au moment des complications, tandis que le diabète de type 1 étant diagnostiqué plus tôt, les complications sont plus rares au moment du diagnostic. Mais elles sont les mêmes en vieillissant. On meurt rarement du diabète mais plutôt de ses complications. (micro-angiopathie, la paroi des vaisseaux se durcit, des dépôts empêche la circulation sanguine et le sang ne circule plus ).
Enfin le diabète favorise le développement d’Alzheimer, puisque les études montrent que l’hyper glycémie favorise la production des bêta amyloïdes qui forment les plaques amyloïdes. Le diabète est donc une maladie grave à diagnostiquer sans attendre.
Cela se fait par simple prise de sang ; et vu l’augmentation constante il serait bon de faire ce petit test chez votre Docteur chaque année.
Le Diabète de type 1 est souvent diagnostiqué dans l’enfance ou chez les jeunes adultes, à cause d’un excès d’urine ou de soif, une perte de poids importante, ou un choc psychologique. Il s’agit d’une maladie auto-immune : le système immunitaire s’attaque au pancréas et détruit les cellules produisant l’insuline. Les causes exactes de ce dérèglement restent encore mal comprises et font l’objet de recherches actives (génétique, environnement, infections virales…), sans qu’aucun facteur déclencheur unique n’ait été clairement établi à ce jour.
Le Diabète de type 2 qui représente 9 diabètes sur 10 est détecté souvent lorsque les patients viennent avec des complications chroniques. Des problèmes aux reins, des troubles de la sensibilité aux jambes, un infarctus… Ces personnes sont atteintes du diabète depuis plusieurs années déjà, et leurs troubles auraient peut-être pu être évités si la maladie avait été bien contrôlée. Le dépistage du diabète avant l’apparition des symptômes constitue le seul moyen efficace de réduire la gravité des complications du Diabète de type 2. A partir de 40 ans il serait bon de se faire dépister régulièrement.
Quelles stratégies mettre en place si on est atteint de diabète de type 2 : changer son hygiène de vie, c’est à dire son alimentation, se remettre à faire du sport, faire des mono diètes et des jeûnes hydriques. C’est ce que nous proposons dans nos cures. C’est un grand bouleversement à mettre en place, mais nécessaire pour retrouver un équilibre interne.
Si au bout de 6 mois le taux de sucre reste élevé, certains compléments alimentaires sont parfois utilisés en accompagnement (Berbéris, Noyer, feuille d’Olivier, Banaba, Murier, Thé vert, Centella Asiatica, Guggul, Chrome…), mais leur usage doit toujours se faire avec l’avis de votre médecin, en particulier si vous suivez un traitement du diabète.
Le diabète de type 1 : les pistes de recherche
Des recherches explorent des pistes prometteuses, y compris pour les diabétiques de type 1. En 2016, des chercheurs de l’Inserm sous la direction de Patrick Collombat au sein de l’Unité 1091 « Institut de biologie Valrose » (Inserm/CNRS/Université de Nice Sophia Antipolis) ont montré que le GABA, un neurotransmetteur parfois utilisé en complément alimentaire, pourrait induire la régénération des cellules bêta pancréatiques productrices d’insuline. Trouver comment les restaurer est un enjeu majeur de la recherche, notamment parce que les traitements actuels ne suffisent pas toujours à éviter de graves complications. Cette découverte, réalisée chez la souris et partiellement validée chez l’homme, a apporté un nouvel espoir aux patients atteints de diabète de type 1. Ces travaux ont été publiés dans la revue Cell.
Les scientifiques avaient montré dans de précédents travaux qu’il était possible de recréer des cellules bêta en modifiant génétiquement des cellules alpha productrices de glucagon, via l’activation forcée d’un gène nommé Pax4. Mais pour espérer transposer cette découverte à l’Homme sans modification génétique, l’équipe a testé le GABA, présent naturellement dans l’organisme et disponible sous forme de complément alimentaire.
Chez la souris d’abord : le GABA induit la régénération continue, mais contrôlée, des cellules alpha du pancréas et leur transformation en cellules productrices d’insuline. Chez l’Homme ensuite, sur des îlots de Langerhans (qui contiennent à la fois des cellules alpha et bêta), les chercheurs ont observé qu’après 14 jours de culture en présence de GABA, le nombre de cellules alpha productrices de glucagon diminuait de 37% au profit d’une augmentation de 24% des cellules productrices d’insuline. Ces résultats restent à confirmer par des essais cliniques plus larges chez l’Homme.
Qu’est-ce que le GABA ?
Derrière les lettres GABA se cache l’acide gamma-aminobutyrique, un neurotransmetteur qui joue un rôle clé au niveau du cerveau. Les recherches suggèrent qu’il posséderait une action relaxante, ce qui explique qu’il soit parfois présenté comme un antistress, un anxiolytique, un myo-relaxant naturel. Des études se sont également penchées sur son intérêt potentiel pour les insomniaques, les personnes hypertendues, les sportifs et les personnes en surpoids. Il est aujourd’hui disponible sous forme de complément alimentaire.
Le GABA est une molécule naturelle, présente chez de nombreuses espèces animales. Chez l’Homme, on la retrouve en grande quantité au niveau du cerveau, où elle agit comme neurotransmetteur inhibiteur.
Parmi les propriétés étudiées du GABA : une action apaisante et relaxante, un effet potentiel sur le stress et l’anxiété, un intérêt pour l’endormissement, un effet myorelaxant utile à la récupération après l’effort, une action potentielle sur la tension artérielle, et un rôle étudié dans la régulation de la prise alimentaire. Comme pour tout complément, il est recommandé de demander l’avis de son médecin avant d’en prendre, en particulier en cas de traitement en cours.
Sources : Boonstra E. et al., Neurotransmitters as food supplements: the effects of GABA on brain and behavior, Front Psychol. 2015 ; Lydiard R.B., The role of GABA in anxiety disorders, J. Clin. Psychiatry. 2003 ; Petroff O.A., GABA and glutamate in the human brain, Neuroscientist. 2002.
